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Actualités

le 30 novembre à 11:00

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Par SAÏD OMAR Ali

Comores

Novembre 2021

 

L’Union des Comores dispose d’un système national d’aires protégées (SNAP) géré par l’agence « Parcs Nationaux des Comores ». En fait, il s’agit d’un réseau de six aires protégées terrestres et marines réparties sur l’ensemble du territoire national, dont le parc national Karthala, le parc national Cœlacanthe, le Parc national Mitsamiouli-Ndroude, le parc national Ntringui et le parc national Shissiwani ainsi que le parc marin de Moheli déjà en place depuis 2001.

Les bases juridiques du SNAP sont constituées de plusieurs lois et règlements, soit la loi N°18 – 005/AU du 5 décembre 2018, la loi-cadre N° 94- 018 du 22 juin 1994 relative à l’environnement, modifiée par la loi N° 95-007 du 19 juin 1995, la loi relative à la gestion forestière (loi N°12 – 001/AU de juin 2012), ainsi que d’autres textes réglementaires relatifs à la mise en place et au fonctionnement des aires protégées aux Comores.

Avant les années 1950, considérées d’abord comme un outil de conservation et de protection des milieux naturels, les aires protégées étaient interdits d’accès aux populations locales. Toutefois, à partir des années 1990, à la faveur d’une évolution du « concept d’aire protégée », ces dernières sont devenues parties prenantes des projets de constitution d’aires protégées et de leur mise en œuvre.

Marie Lequin (2009) définit une aire protégée comme un territoire de nature avec ses limites, ses hauts lieux, ses ressources, mais aussi sa société locale et son mode de gouvernance propre. L’UICN intègre dans sa définition une autre dimension, dont les valeurs cultuelles qui sont associées aux populations locales. Quant à Wafo Tapobda (2009), une aire protégée est un objet spatial dans un milieu physique donné avec sa propre dynamique où interagissent en continu la nature et la société. Cliquez ici pour lire la suite du texte.

le 09 août à 14:00

 

AgroParisTech en association avec le SIFÉE et la Société française pour le droit de l’environnement (SFDE) organise une journée d’études sur le thème de « L’évaluation environnementale stratégique face à l’urgence ». Cet événement a pour objectif d’échanger librement entre acteurs venus d’horizons divers sur les pratiques de l’évaluation environnementale, plus particulièrement à l’échelle des documents de planification.

Le thème directeur de cette journée, qui sera abordé à travers plusieurs tables rondes, sera de questionner le sens, les apports et les pratiques d’évaluation environnementale des plans et programmes.

En effet, les appels actuels à traiter les urgences conduisent notamment à s’interroger sur l’articulation entre les thématiques environnementales (climat et biodiversité…) ainsi qu’entre les temps et niveaux de décision. Or dans cette perspective, si l’évaluation environnementale stratégique a émergé ces deux dernières décennies comme une ressource nouvelle, sa mise en œuvre reste disparate et évidemment perfectible, y compris dans la compréhension partagée d’une telle démarche.

Les temps de discussion de la journée porteront plus particulièrement sur l’intégration des enjeux climatiques, la place de l’évaluation et le rythme de la décision, l’articulation des échelles d’analyse avec l’exemple de la biodiversité, ainsi que sur les forces et faiblesses du prisme juridique.

La journée d’étude aura lieu le mardi 31 août 2021. Elle se déroulera en présentiel dans les locaux parisiens d’AgroParisTech, 19 avenue du Maine. Toutefois, compte tenu des contraintes sanitaires, il sera également possible de participer aux échanges à distance via un lien de connexion dédié.

Le programme préliminaire de la journée est accessible en cliquant sur le lien suivant: Journée d'études nationale sur les démarches d'évaluation environnementale

Vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire pour participer à cet événement en renseignant le formulaire que vous trouverez à cette adresse:

https://framaforms.org/quelles-actualites-de-levaluation-environnementale-strategique-20-ans-apres-la-directive-200142ce-du

 

 

le 22 décembre à 14:00

Chers membres de notre réseau,

L’année se termine enfin et nous espérons que vous pourrez prendre du temps pour vous reposer pendant les prochaines semaines. Nous vous remercions d’avoir continué à nous suivre cette année et sommes reconnaissants envers tous les membres qui ont renouvelé leurs adhésions malgré les incertitudes de la crise sanitaire. Le SIFÉE a dû reporter certaines activités et en déplacer d’autres en ligne. Vous avez participé avec enthousiasme aux activités virtuelles et cela nous a permis de réfléchir à une nouvelle programmation pour l’année prochaine. Nous avons hâte de pouvoir vous donner plus de détails en début d’année. D’ici là, nous vous invitons à lire la dernière chronique de l'année et à découvrir le profil d'une nouvelle correspondante du SIFÉE, Mme Rachel Yawavi TOUGNON-ASSOGBAVI.

Nos meilleurs voeux, prenez soin de vous et à bientôt.

 

CHRONIQUE

MISE EN OEUVRE DU PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (PGES) DES PROJETS DE DÉVELOPPEMENT AU TOGO

 

Présentation Rachel Yawavi TOUGNON-ASSOGBAVI

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Rachel Tougnon-Assogbavi est titulaire d'un DEA en biologie de développement, option gestion de l’environnement de l’Université de Lomé, d'un diplôme universitaire en gestion des aires protégées de l’Université Senghor d’Alexandrie et d’un certificat d'aptitude en gestion des boues de vidange de l’institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2ie). Elle est actuellement en maîtrise 2 en Management des entreprises et des organisations, option qualité, hygiène, sécurité et environnement (QHSE) à 2ie. Elle dispose de douze années d’expériences en évaluations environnementales et sociales, en santé et sécurité au travail et possède une maîtrise des politiques et procédures opérationnelles des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque Mondiale, l’Union Européenne, l’AFD, la KFW, la BAD, la BOAD. Elle est spécialiste en réalisation des études d’impact environnemental et social (EIES), des plans d’action de réinstallation (PAR), des cadres de gestion environnementale et sociale (CGES), des cadres de politique de réinstallation des populations (CPRP) et en suivi et surveillance environnemental et social des travaux (PGES-chantier, PAE, PPSPS, PPGED…). Elle a occupé divers postes en entreprise à savoir responsable environnement, responsable QHSE, responsable développement durable et elle est actuellement environnementaliste, responsable de la gestion environnementale et sociale des projets chez la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), société spécialisée dans la production et la distribution de l’énergie électrique sur toute l’étendue du territoire national.

 

CHRONIQUE : MISE EN OEUVRE DU PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (PGES) DES PROJETS DE DÉVELOPPEMENT AU TOGO

Introduction et mise en contexte

Le Togo, pays situé sur la côte du Golfe du Bénin a une superficie de 56.600 km² et est délimité au sud par l’océan Atlantique, au nord par le Burkina Faso, à l’est par le Bénin et à l’ouest par le Ghana. Localisé entre les 6e et 11e parallèles de latitude nord et entre 0 et 2 degrés de longitude est, le pays s’étend du nord au sud sur 660 km et d’est en ouest sur 50 km au niveau de la côte. Son relief est peu accidenté, à l’exception du secteur traversé en écharpe, du sud-ouest au nord-est, par la chaîne de l’Atakora qui compte des sommets pouvant atteindre jusqu’à 900 mètres dans sa partie méridionale.

Le Togo situé dans la zone intertropicale se caractérise par un climat chaud et humide. Le climat est influencé par deux principaux courants éoliens, au sud-ouest par la mousson porteuse de pluie et au nord-est par les alizés (harmattan) qui soufflent en grande saison sèche. Toutefois, l’influence de ces courants éoliens ne se fait pas sentir semblablement sur le territoire. Le climat dans les régions méridionales (2) se caractérise par deux saisons sèches et deux saisons pluvieuses et les régions septentrionales (3) se caractérisent plutôt par une saison sèche et une saison pluvieuse. Enfin, mentionnons que la population du Togo compte un peu plus de sept (7) millions d’habitants. 

Le Togo a intégré l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux (ÉIES) dans son Code sur l’environnement depuis 1988. Pour les activités existantes, le Code de 1988 prévoyait également la réalisation d’audits environnementaux (AE) internes et externes. « L’audit environnemental sert à apprécier, de manière périodique l’impact que tout ou partie de la production ou de l’existence d’une entreprise génère ou est susceptible, directement ou indirectement, de générer sur l’environnement » (art : 41 et 42).

Toutefois, ce n’est que dix ans plus tard, ... [LIRE LA SUITE]

 

 

 

 

le 30 novembre à 14:00

Voici la première chronique d'un nouveau correspondant du SIFÉE. Elle porte sur le rôle de l'évaluation environnementale dans l'aménagement urbain. M. Djibril ZAMBOU nous présente le cas de la périphérie est de Douala. Cliquez sur le titre pour lire l'article complet.

 

Présentation M. ZAMBOU

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Économiste environnemental, Djibril ZAMBOU est titulaire d’une maîtrise en économie internationale obtenue à l’Université de Yaoundé 2 (2009) et d’une maîtrise en études d’impacts environnementaux obtenue au CRESA Forêt-Bois de Yaoundé (2015). Il est également titulaire d’une maîtrise en gestion financière de l’Amity University of India. Après une carrière dans le développement local, il s’investit dans la réalisation d'évaluations environnementales depuis 2015. À ce titre, il a supervisé la réalisation de nombreuses études d’impact environnemental et social au Cameroun et dans la sous-région d'Afrique centrale (projet d’amélioration de l’alimentation en eau potable dans 13 villes du Cameroun et projet de construction du réseau de fibre optique en Guinée Equatoriale notamment). Il travaille actuellement à la réalisation des plans d’action et de réinstallation, à l’accompagnement des promoteurs de projets, à la mise en œuvre des plans de gestions environnementales et sociales, à l’évaluation économique des actifs naturels et aux analyses coûts-bénéfices.

 

CHRONIQUE : RÔLE DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE DANS L’AMÉNAGEMENT URBAIN, CAS DE LA PÉRIPHÉRIE EST DE DOUALA

L'industrialisation et l'urbanisation dans les pays en développement ont un impact énorme sur les environnements naturels et artificiels [2]. Avec le développement des villes, l’on assiste à une augmentation des sources de pollution qui provoquent : la contamination de l'air, de l'eau et du sol.  Cette augmentation des sources de pollution semble être liée à une occupation anarchique de l’espace. L’expansion urbaine qui entraîne une modification de l’utilisation des sols demeure une préoccupation majeure et mérite qu’une attention particulière soit accordée aux stratégies de planification et de gestion de l'environnement urbain.

Il est donc important de comprendre les facteurs qui régissent les interactions entre l'urbanisation et les variations de la qualité de l'environnement puis de trouver les outils et les mesures qui s’y prêtent le mieux pour évaluer et remédier aux effets potentiels des activités économiques, industrielles et des développements humains sur les milieux biophysique et socioéconomique. [LIRE LA SUITE...]

 

le 28 octobre à 14:00

 

Voici une première chronique d'un de nos nouveaux correspondants, M. Ambroise Urbain FOUTOU, sur la pratique des évaluations environnementales au Congo-Brazzaville.

M. FOUTOU est consultant en évaluations environnementales et sociales, membre individuel et membre du conseil d'administration du SIFÉE. Sa chronique est suivie d'un article de Jean HÉBERT, géographe, spécialiste en évaluation environnementale, vice-président de l’Association québécoise pour l'évaluation d'impacts (AQÉI) (2007-2013) et président du SIFÉE (2015-2017) et de Lina LACHAPELLE, ingénieure, présidente de l’Association québécoise pour l’évaluation d’impacts (AQÉI), sur les mythes et réalités de la pratique de l'évaluation environnementale au Québec.

 

Présentation M. FOUTOU

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Monsieur Ambroise Urbain FOUTOU est ingénieur civil de l’hydraulique et de l’environnement diplômé de l’École nationale d’Ingénieurs de Bamako au Mali et de l’École Mohammadia d’Ingénieurs de Rabat au Maroc. Il finalise actuellement une maîtrise professionnelle en science et économie des changements climatiques au Centre africain de recherche scientifique et de formation (CRES) de Ouagadougou au Burkina Faso. 

Sur le plan professionnel, Monsieur FOUTOU jouit d’une très grande expérience de près d’une décennie dans la pratique des évaluations environnementales (CGES, CPR, EIES, NIES, PAR, Audit, etc.) en Afrique de l’Ouest et Centrale, particulièrement au Mali et au Congo Brazzaville, en tant que consultant ou expert en sauvegarde environnementale et sociale au sein de plusieurs unités de gestion des projets (UGP) financés par la BM, BAD, UE, AFD, BOAD.

Monsieur FOUTOU est promoteur du Bureau d’études « Ingénieurs Conseils en Développement Durable - IC2D » au Congo Brazzaville et du Bureau d’études « Ingénieurs Conseils en Environnement Energie Développement Formation (ICEEFD) » au Mali. Il est très actif dans le milieu associatif tant sur le plan national qu’international comme membre de l’Association congolaise pour l’évaluation environnementale (ACEE), membre de l’Association malienne pour l’évaluation environnementale (AMEE), membre de la cohorte 9 de LEAD Afrique Francophone (ENDA), membre individuel du Secrétariat International francophone pour l’évaluation environnementale (SIFEE).

Email : aufoutou@gmail.com / aufoutou@yahoo.fr

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