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COLLOQUE INTERNATIONAL ET ATELIER DE FORMATION DU SIFÉE

30 novembre au 4 décembre 2025



Organisé par









En collaboration avec

     


PROGRAMME OFFICIEL COMPLET


 



Le Secrétariat international francophone pour l’évaluation environnementale (SIFÉE) et l’Université Senghor ont organisé le colloque international du SIFÉE et l’atelier de formation jumelé du 30 novembre au 4 décembre 2025 à Alexandrie, Égypte.

Cette 25e édition du colloque sur deux jours avait pour thème “Transitions énergétiques et ressources minérales : Opportunités et défis”. Activité phare du SIFÉE et enrichi cette fois-ci par un partenariat avec le département Environnement de l’Université Senghor, cet évènement réunit habituellement de nombreux experts de l’évaluation environnementale provenant des milieux gouvernemental, institutionnel, universitaire, ainsi que des secteurs privé et de la société civile d’une trentaine de pays de la Francophonie.

Ce colloque était précédé sur trois jours du 30 novembre au 2 décembre d’un Atelier de formation du SIFÉE portant sur une des thématiques associées au sujet principal du colloque. Pour cette édition, une formation spécialisée était offerte à une cohorte de participants pouvant atteindre 75 personnes sur le thème Changement climatique et territoires urbains/périurbains : le rôle de l’ÉE pour l’atteinte de milieux plus résilients.

L’atelier de formation et le colloque international se sont tenus dans les nouveaux et spacieux locaux du campus de l’université Senghor en banlieue d’Alexandrie, Égypte.


COLLOQUE INTERNATIONAL (3 ET 4 DÉCEMBRE)


Contexte

La transition énergétique, visant à pallier la finitude des ressources en énergie fossiles et à infléchir les trajectoires du réchauffement planétaire est en plein essor, afin de respecter les cibles de l’accord de Paris. Considérant que les trois quarts de l’énergie mondiale proviennent encore de sources fossiles, on saisit l’ampleur et l’échelle colossale du défi auquel nos sociétés font face. Un enjeu central de la transition énergétique est le besoin croissant en ressources minérales. Ainsi, le cobalt, le lithium et le nickel sont des composantes clé de piles électriques, utilisées dans les voitures et autres systèmes de stockage d’électricité. L’aluminium et le cuivre sont indispensables pour construire les lignes de transmission électriques. Des terres rares, ainsi que du chrome, du cuivre, du manganèse et du zinc entrent dans la fabrication de turbines éoliennes et autres équipements. Leur demande augmentera de manière significative les prochaines années, d’ici 2040 jusqu’à 4 000 % pour le lithium, et 2 000-2 500 % pour le graphite, le cobalt et le nickel.

La ruée vers les métaux critiques et autres minéraux nécessaires à la transition énergétique provoque déjà des tensions géopolitiques et causera inévitablement des impacts environnementaux, sociaux et sanitaires dans les pays extracteurs, dont beaucoup sont des pays en transition ou en développement – mais pas exclusivement. On observe également dans plusieurs législations une volonté d’accélérer les projets d’extraction, de transformation, de construction ou recyclage liés à la transition énergétique. Cela s’effectue bien souvent au détriment des processus d’autorisation et d’évaluation environnementale et sociale, perçus comme des entraves ou « barrières douces » à la transition énergétique par des promoteurs, preneurs de décisions ou experts. La directive (UE) 2023/2413 (« RED III ») du Parlement européen et du Conseil de l’Europe introduit des simplifications, voir exemptions d’évaluations environnementales pour des projets de « technologie innovante en matière d’énergie renouvelable », de « combustibles renouvelables » ou situées dans des « zones d’accélération des énergies renouvelables » nouvellement définies. Au Canada, en Colombie Britannique, neuf projets éoliens ont été exemptés d’évaluations environnementales. À l’inverse, le développement d’éoliennes a été considérablement freiné dans des lieux comme l’Alberta ou la Bavière, en raison de contraintes d’autorisation fortement resserrées et d’une perte d’acceptabilité sociale de la filière.

Les processus d’évaluation environnementales et sociales jouent donc un rôle critique pour permettre la mise en œuvre de la transition énergétique, mais aussi pour l’encadrer et éviter que des impacts importants des activités d’extraction, de transport, de transformation, de recyclage, etc., en résultent. Cela mènerait inévitablement à une perte d’acceptabilité de la filière des énergies renouvelable et des autres composantes de la transition énergétique, alors que sur le fond, tous les experts s’accordent sur son importance capitale pour contribuer à l’atténuation des changements climatiques.

Objectifs

Le colloque visait à réfléchir sur le rôle de l’évaluation environnementale et sociale, ainsi que de l’évaluation environnementale stratégique, dans le contexte de la transition énergétique et des ressources minérales y étant reliées. Étaient ciblées des perspectives autant de pays en développement que de pays industrialisés ou en transition, qui présentent tous des enjeux spécifiques en lien avec la problématique. Le colloque s’ est inscrit résolument dans une approche pluridisciplinaire et s’adresse aussi bien aux universitaires qu’aux praticiens et à l’ensemble des acteurs, publics ou privés.

D’autres sujets reliés à l’évaluation environnementale et sociale et l’évaluation environnementale stratégiques, portant sur des pratiques actuelles et innovantes pour l’intégration des considérations environnementales et sociales dans la conception et la réalisation des projets, des opportunités et défis, des études de cas, la planification écologique, évaluation environnementale stratégique et évaluation des politiques publiques, etc., ont aussi êté proposés.

ATELIER DE FORMATION (30 NOVEMBRE AU 2 DÉCEMBRE)


Contexte

Le Colloque international du SIFÉE était précédé du 30 novembre au 2 décembre d’un Atelier de formation de trois jours sur le thème Changement climatique et territoires urbains/périurbains : le rôle de l’ÉE pour l’atteinte de milieux plus résilients. Formation reconnue au niveau international, l’atelier de formation du SIFÉE représente une occasion d’approfondir les concepts, méthodes et outils autour d’une thématique majeure qui concerne désormais tous les pays du monde. La prise en compte des changements climatiques (atténuation des changements et adaptation à ceux-ci) donne lieu à des politiques publiques aux périmètres instables autant qu’à une démarche d’intégration dans les études d’Impact de différents types de projet qui demeurent à être précisée.

Les effets de l’urbanisation et du changement climatique convergent aujourd’hui dangereusement et menacent sérieusement la stabilité environnementale, économique et sociale du monde entier. Les villes sont de plus en plus exposées aux phénomènes météorologiques extrêmes tels que les pics et ilôts de chaleur, les inondations et les tempêtes, qui entraînent des pertes de vies humaines et de moyens d’existence, des déplacements de population et des dégâts aux infrastructures.

Outre les risques physiques immédiats que posent ces perturbations climatiques, certaines villes rencontreront également des difficultés pour fournir les services de base à leurs habitants. Tous ces changements se répercutent sur l’approvisionnement en eau, les infrastructures physiques, les transports, les biens et services obtenus des écosystèmes, l’approvisionnement énergétique et la production industrielle. Les économies locales en sont fortement perturbées et les populations subissent les conséquences.

Pour que les pays puissent protéger leurs populations et leurs infrastructures urbaines face à ces nouveaux défis, il est essentiel de mettre en œuvre des mesures d’adaptation et de renforcer la résilience des villes et de leurs habitants. Pour bien comprendre ces phénomènes et proposer des projets adaptés qui limitent leurs contributions aux changements climatiques, l’évaluation environnementale est un outil incontournable.

Objectifs

Cet atelier a permis à la fois d’outiller les participants, de faciliter les apports croisés, de partager les bonnes pratiques issues de différentes provenances géographiques ou professionnelles et de créer des rencontres fructueuses.

L’atelier abordait plusieurs thèmes s'inspirant des innovations récentes :

  • La notion d’enjeu climatique d’un projet;
  • La notion de plans d’action locaux d’adaptation au changement climatique;
  • Les cadres réglementaires et approches méthodologiques en Francophonie;
  • La définition des risques climatiques pour les villes;
  • Les notions des infrastructures vertes et résistantes au climat et d’initiatives à faibles émissions de carbone;
  • La prise en compte des préoccupations climatiques dans la planification du développement des villes;
  • La contribution d’un projet aux changements climatiques, comment la déterminer;
  • Les mesures d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques;
  • Présentation de cas récents en Francophonie;
  • Exercice d’intégration des changements climatiques dans un rapport d’évaluation environnementale de projet réalisé en milieu urbain.


Comité d’organisation

  • Jean Hébert, directeur général du SIFÉE
  • Romain Nigris, coordonnateur du SIFÉE
  • Étotépé A. Sogbohossou, directrice du département Environnement, Université Senghor
  • Direction des Relations extérieurs, Université Senghor
  • Direction du Développement institutionnel et entrepreneurial, Université Senghor



Comité scientifique
Formé pour évaluer la qualité des propositions soumises pour le colloque, ce comité agit également comme ambassadeur pour la promotion de l’évènement.

  • Hassane Cissé, vice-président du SIFÉE et directeur général du Bureau d’évaluation environnementale du Niger
  • Ambroise Urbain Foutou, président du SIFÉE et consultant
  • Jean Hébert, directeur général du SIFÉE
  • Sebastian Weisenberger, professeur Université Téluq
  • Marc-Antoine Ladouceur, président Auditerra
  • Amadou Bokoye, chargé de cours Institut des Sciences de l’environnement, UQAM
  • Étotépé A. Sogbohossou, directrice du département Environnement, Université Senghor

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